Générique : Suisse, 2009, 75 min. ; réalisateur: Frédéric Baillif ; images : Laetitia Lesage, Séverine Barde, Frédéric Baillif

J’ai récemment emprunté ce documentaire, un peu par hasard, attiré par le résumé décalé déclarant traiter de la vie d’un basketteur de 34 ans, célibataire et qui s’emmerde les dimanches… En cherchant quelques infos sur le film, j’apprends que le réalisateur n’est autre que Frédéric Baillif, Genevois de 38 ans, qui avait déjà  réalisé l’excellent film Geisendorf traitant du quotidien d’une bande de jeunes de la Servette qui était sorti en 2006. Il a également réalisé Le fond et la forme en 2008, puis en 2009 sort La vie en deux.

La vie en deux nous parle donc d’un groupe de trentenaires résidant à Genève, de leurs états d’âmes et des conséquences d’être célibataire au quotidien aujourd’hui: la crainte des parents de vous voir finir seul, la jalousie face aux copines qui débarquent avec un nouveau petit copain, la frustration, la solitude, et surtout les dimanches, longs et morbides lorsqu’on les passe seul… Pour faire prendre vie à sa thématique Frédéric Baillif interviewe ses connaissances, ses proches, ses potes, ses confidentes et, de tous ces témoignages, il réussit à en construire une série de situations, de thèmes et de portraits qui illustrent à merveille les questionnements autour du célibat passé un certain âge. De plus, la galerie des personnages, plutôt large, (huit personnages centraux, entre le rocker, le groupe des éducateurs, l’institutrice, la révoltée) permet à tout un chacun de se trouver des affinités avec tel ou tel protagonistes du film. Au cours des 75 minutes que dure le documentaire, ce groupe d’amis arrive à faire le tour de l’ensemble des thématiques du sujet et, ce qui frappe, c’est la façon dont les gens se livrent, avec une simplicité et une franchise qui permet vraiment au spectateur de s’identifier, un ton simplement décomplexé qui incite à l’auto -questionnement et à l’introspection.

L’analyse sociologique des personnages et les relations qui se tissent entre eux nous ramène, en un certain sens, aux films de Cédric Klapisch, voire à certains passages de Woody Allen. Je dirais donc, en conclusion, que ce film m’a beaucoup plu, et je ne peux que vous le conseiller. De plus, il est primordiale de soutenir le cinéma local, raison de plus pour que vous l’empruntiez.

Site du film : http://www.lavieen2-lefilm.ch/

Bibliothèques municipales:
DVD du film: vérifier la disponibilité