Louise Bourgeois, l’artiste sculpteur et plasticienne française naturalisée américaine est décédée le 31 mai 2010 à New York à l’âge de 98 ans. Née à Paris un jour de Noël 1911, elle était l’une des doyennes de l’art contemporain, créatrice d’un art puissant et polymorphe peuplé, entre autres, d’araignées géantes. Souvent vue comme une icône féministe, elle a exploré plusieurs types de matériaux et diverses formes et devient de ce fait une figure à suivre pour les nouvelles générations d’artistes.
Dans le très bon film documentaire de Camille Guichard, “Louise Bourgeois”, on découvre une femme que l’on savait déjà douée, touchante, révoltée, aux prises avec ses démons intimes qu’elle ne cessera de combattre à travers ses œuvres dont les thèmes touchent finalement à l’universel : amour, haine, couple et sexualité.
Grâce à la première séquence – où Louise Bourgeois fait la démonstration « de l’épluchure d’orange » – on comprend mieux l’humiliation via le père, et les souvenirs qu’elle a inlassablement cherché à exorciser à travers une œuvre parfois dérangeante parce que souvent impudique et violente.
On voit aussi ses expositions (elle est la première femme à être honorée d’une rétrospective au MoMA, à New York en 1982 à l’âge de 71 ans) et des cadrages magnifiques dévoilent ses œuvres principales (Cellules (années 1990) ; Red rooms (1994) ;
Un beau portrait qui nous permet d’entrer dans l’univers de cette grande dame de l’art contemporain, un peu comme si nous faisions partie des invités qu’elle recevait tous les dimanches dans sa maison de Chelsea à New York !
Bibliothèques municipales:
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