Générique : France, Allemagne, Autriche, 2003, 1h53; réalisateur : Michael Haneke; acteurs :  Isabelle Huppert , Béatrice Dalle , Patrice Chéreau, Rona Hartner, Maurice Bénichou, Olivier Gourmet, Brigitte Rouan, Lucas Biscombe, Hakim Taleb, Anaïs Demoustier; directeur de la photographie : Jürgen Jürges (Palme d’Or à Cannes)

J’aime beaucoup le cinéma de Michael Haneke. Je n’avais pas encore vu « Le temps du loup ». J’aurais pu choisir un film plus gai, plus léger en ce début d’automne. Mais bon, si j’aime Haneke, c’est justement parce qu’il dit des choses dans ses films. Il y a un « message », des niveaux de lecture différents, des thèmes critiques de la société contemporaine. Son œuvre fait réfléchir, est source de débats. Pour moi c’est incontestablement le maître des réflexions sur la violence et la nature humaine.

Au début du film, tout est normal : on voit une famille arriver en voiture dans sa maison secondaire, genre chalet, et sortir du coffre tout un attirail d’objets emportés : des provisions, la cage à oiseau, des valises etc… On pense à leur début de vacances. Tout semble léger. Et pourtant, après quelques minutes à peine, ça déraille. On bascule alors dans un univers sombre, violent, destructeur, presque apocalyptique. Sans jamais savoir ce qui s’est réellement passé, on suit la trajectoire de cette famille qui essaie de survivre et de regagner des endroits plus sécurisés. (Lire la suite…)

Générique : Suède, 1922, 87 min.  ; réalisateur et scénariste : Benjamin Christensen ;  acteurs : Maren Pedersen, Clara Pontoppidan, Elith Pio, Oscar Stribolt, Tora Teje.

La sortie récente en DVD de Häxan, la sorcellerie à travers les âges, un chef d’oeuvre du cinéma muet, méritait bien que l’on s’y attarde un peu. Cette œuvre a été réalisée par le cinéaste danois Benjamin Christensen en 1922 et est sortie en France en 1926. Avant tout, gardons bien en tête l’année de réalisation de l’œuvre : 1922. Antérieur au Metropolis de Fritz Lang et au Nosferatu de Murnau, Häxan se présente sous la forme d’un documentaire-fiction, succession de saynètes découpées en 7 chapitres, qui nous invite à revisiter la sorcellerie à travers les âges, de manière chronologique. (Lire la suite…)

L’araignée de Louise Bourgeois (1911-2010) en visite à Genève…  La  sculpture en bronze intitulée “Maman” a pris ses quartiers à la Place Neuve jusqu’au 28 août 2011. Le Général Dufour a désormais une collaboratrice de taille pour faire face aux assaillants !

Une belle occasion de voir ou de revoir le très bon    documentaire de la réalisatrice C. Guichard disponible en DVD et dont nous vous avons déjà parlé sur ce blog (voir ici)

Disponibilité du DVD aux Bibliothèques Municipales

Les nouvelles fictions disponibles à l’ “Espace films” de la Bibliothèque de la Cité sont à découvrir ci-dessous. Pour connaître la disponibilité d’un DVD ainsi que sa localisation sur le réseau, consultez notre catalogue en ligne. Bonne chasse ! (Lire la suite…)

Générique : Israël, 2000, 123 min. ; titre original : Kippur  ; réalisateur : Amos Gitai ;  scénario : Amos Gitai, Marie-José Sanselme ; acteurs : Liron Levo, Tomer Russo, Juliano Merr, Voram Hattab, Uri Klauzner, Guy Amir

Pendant la guerre du Kippour, en octobre 1973, Weintraub et Russo se rendent au front à la recherche d’Egoz, l’unité spéciale dans laquelle ils ont fait leur service militaire. Ils ne la trouvent pas mais rencontrent Klauzner, un médecin qui cherche à rejoindre la base aérienne de Ramat David. Ils décident alors d’intégrer une unité de secouristes de l’armée de l’air.
Kippour est un film impressionnant. Peut-être parce que Amos Gitai ne met pas en scène des soldats conquérants, mais des hommes vulnérables dont la mission est de sauver des vies tout en évitant de perdre la leur. (Lire la suite…)

Générique : USA, 2001, 163 min. ; réalisateur : Jon Avnet ; avec : Donald Sutherland, David Schwimmer, Leelee Sobieski, Hank Azaria.

J’arrive à Varsovie au mois d’août. Varsovie du ghetto, Varsovie anéantie, Varsovie ville martyre. Varsovie ou Hiroshima ou Guernica ou …. Je prends le bus. Pose mes bagages et sors me promener. Impossible de flâner. C’est le choc. J’y comprends rien. Je me perds dans ces avenues immenses. Je regarde ces bâtiments russes ou européens. Contrastes entre les blocs soviétiques et les tours vitrées à fric de la CEE. Varsovie bombardée à 80%, Varsovie vidée de ses habitants, Varsovie rasée et reconstruite. Je scrute les visages, surtout ceux ridés, comme si j’espérais qu’ils puissent me donner des clés pour saisir le passé. Je me sens en empathie avec ces gens qui ont subi l’Histoire. C’était comment avant ? Je peux imaginer la vie derrière le rideau de fer, je peux en voir les traces matérielles. Mais la vie d’avant 1939 ? La vie sous l’occupation nazie ? De ça il ne reste rien (à part la vieille ville reconstruite à l’identique par les Russes). Je décide de partir à la rencontre de la Varsovie juive d’antan. Je trouve un bout du mur du ghetto. Je le touche. J’essaie de l’imaginer entier, entourant les cris de ses briques, éloignant à tout jamais l’insouciance, prison visible avant le gaz invisible. Je trouve la dernière synagogue encore debout. Je marche lentement dans la rue par laquelle hommes, femmes et enfants étaient conduits jusqu’à l’Umschlagplatz. Puis wagons à bestiaux, puis Treblinka toute proche, puis… Je suis trop ému et arrive à peine à lire les prénoms gravés dans la pierre. In memoriam. (Lire la suite…)

Générique : France, 1999, 106 min. ; réalisateur: Danièle Thompson ; acteurs: Sabine Azéma, Emmanuelle Béart, Charlotte Gainsbourg, Claude Rich, Françoise Fabian, Christopher Thompson, Jean-Pierre Darroussin, Isabelle Carré

Les histoires de famille c’est compliqué… et généralement les fêtes de Noël arrivent à point nommé pour nous le rappeler… C’est ce que semble annoncer d’emblée la couverture du DVD  La Bûche qui montre  tous les personnages du film, transformés pour l’occasion en boules de Noël, étriqués dans leur solitude et suspendus dans une harmonie artificielle aux aiguilles du sapin.

Veille de Noël, c’est le stress des préparatifs : d’un côté il y a trois soeurs (un petit clin d’oeil à Tchekhov ?) :  Louba, la non conformiste (Sabine Azéma), Sonia, son contraire (Emanuelle Béart parfaite en bourgeoise “gardienne du bien recevoir” et des bonnes manières) et la petite dernière Milla (Charlotte Gainsbourg magnifique dans son rôle de jeune “guérillero” de la famille). De l’autre, leurs parents divorcés : Stanislas, le père, pétillant dans sa justesse mélancolique (Claude Rich) et Yvette, la mère, dure et tendre à la fois (Françoise Fabian). (Lire la suite…)

Générique : Suisse, 2009, 75 min. ; réalisateur: Frédéric Baillif ; images : Laetitia Lesage, Séverine Barde, Frédéric Baillif

J’ai récemment emprunté ce documentaire, un peu par hasard, attiré par le résumé décalé déclarant traiter de la vie d’un basketteur de 34 ans, célibataire et qui s’emmerde les dimanches… En cherchant quelques infos sur le film, j’apprends que le réalisateur n’est autre que Frédéric Baillif, Genevois de 38 ans, qui avait déjà  réalisé l’excellent film Geisendorf traitant du quotidien d’une bande de jeunes de la Servette qui était sorti en 2006. Il a également réalisé Le fond et la forme en 2008, puis en 2009 sort La vie en deux. (Lire la suite…)

Les nouvelles fictions disponibles à l’ “Espace films” de la Bibliothèque de la Cité sont à découvrir ci-dessous. Pour connaître la disponibilité d’un DVD ainsi que sa localisation sur le réseau, consultez notre catalogue en ligne. Bonne chasse ! (Lire la suite…)

Installé dans les sections jeunesse des bibliothèques de la Jonction et de la Servette, un nouveau fonds dédié aux jeunes propose une collection de plus de 200 films ayant pour but d’initier ce public au plaisir du 7e Art. Les bibliothèques proposent un choix varié de films qui vont du burlesque au western, de la comédie au drame ou encore du néo-réalisme italien à la science-fiction. (Lire la suite…)

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